04 avril 2021

GRATEFUL DEAD STORY III/... : Biographie d'Alain Dister

 

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III/… Ouvrage(s) sur le Grateful Dead (1965-1995)

 

                Quantité d’ouvrages furent écrits sur le groupe mythique, d’autant qu’il fut le seul à perdurer au-delà du rêve des folles années californiennes (1967-1973 en gros) autour du solide noyau d’origine : Garcia, Weir, Lesh, Kreutzman et Ron McKernan « Pigpen » (disparu, lui, en 1973 à l’âge de 27 ans d’hémorragie digestive due aux excès alcooliques). Et l'on pourrait même imaginer que, "si" Jerry Garcia n'avait vu, lui aussi, en 1995, son contrat avec la vie toucher à sa fin, le groupe existerait toujours - avec Bob Weir, Phil Lesh et Bill Kreutzman.

Leur alter-ego Jefferson Airplane, à l’orientation plus résolument politique et militante ne vécut que le temps de quelques disques, avant de se séparer et se reformer en deux autres entités, Jefferson Starship avec le chanteur-guitariste Paul Kantner et la chanteuse Grace Slick, et Hot Tuna avec le guitariste Jorma Kaukonen et le bassiste Jack Casady, ces deux derniers figurant parmi les meilleurs instrumentistes de la scène rock californienne – et bien au-delà.

La difficulté pour les non-anglophones réside dans le fait que la quasi-totalité des ouvrages, écrits en anglais, n’a jamais été traduite en français pour un pays où la vague hippie n’a pas eu valeur de tsunami comme aux États-Unis. Ceci plus encore aujourd’hui, la distanciation temporelle ayant fait son œuvre, et Grateful Dead  demeurant assez peu connu dans notre pays, bien que considéré comme le plus grand groupe de rock ayant jamais existé aux USA.

Aussi, on ne peut que conseiller l’ouvrage d’Alain Dister « Grateful Dead », toujours disponible. Mais qu’on se rassure, il ne s’agit pas d’un pis-aller, cet ouvrage remarquable ne peut qu’être recommandé, au moins pour les raisons suivantes :

Photographe et journaliste, Alain Dister fut le co-fondateur de la revue musicale « Rock & Folk », où l’on pouvait lire chaque mois ses comptes rendus de l’aventure Rock et ses critiques de disques très suivies à l’époque. (Cet homme fut responsable de forages inconsidérés dans mon budget d'alors).

Ayant de surcroît vécu à San Francisco plusieurs années, et qui plus est voisin à quelques numéros de rue près du Grateful Dead au plus fort de la vague hippie et de leur ascension, il put côtoyer ceux-ci et, sinon devenir de leurs amis proches, au moins s’entretenir avec eux de leur art et assister régulièrement à leurs concerts. Ou, mieux ancore, comme ce jour où Jerry Garcia l'invita à venir assister aux linterminables séances de mixage de ce qui serait leur album "Anthem of the Sun". Rien de moins.

On peut donc considérer, à ce qui vient d’être dit et comme on le constate à sa lecture qu’Alain Dister fut le mieux à même de rédiger une biographie du groupe dans notre langue. Ceci d’une plume érudite, pénétrante, et dont la puissance évocatrice le rend si captivant qu’elle ne nous décolle pas l’ouvrage des mains avant d’en avoir entièrement pris connaissance, tout en cochant les passages qu’on aimera relire.

Très bien documenté, l’ouvrage, pour notre plus grand plaisir, fait la part belle aux débuts du groupe, et c’est bien là ce que veulent entendre les fans de la première heure – comme les curieux de cette musique, qui toujours fut plus qu’une musique en se voulant porte-parole de générations successives.

Un annexe répertorie minutieusement les publications discographiques du groupe et, pour les anglophones authentiques, les ouvrages écrits en anglais.

Regrets personnels que celui de Phil Lesh "Searching for the Sound ; My Life with the Grateful Dead" ne soit pas proposé dans notre langue, ses critiques entrevues en anglais paraissant plus qu'élogieuses.

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NOTE :

Sans pour autant s'adresser à des spécialistes, la lecture de cette biographie trouvera son plein agrément entre des mains de lecteurs quelque peu initiés à la musique du Grateful Dead, ou tout au moins ayant quelques notions de cette musique "Côte ouest", des évènements s'y rattachant et de ce qu'elle représenta.

De nombreuses références, des noms parfois connus des seuls amateurs éclairés, peuvent en effet demeurer plutôt énigmatiques pour d'autres, et retirer une part de laur saveur à ces écrits, même si le fil conducteur du récit s'adresse tout autant au néophyte et le ravira.

Une excellente biographie donc, par la meilleure plume en la matière, Alain Dister.

 

JCP, 04/2021 


25 mars 2021

GRATEFUL DEAD STORY I/... : 3,2 millions de $ pour une guitare ayant appartenu à Jerry Garcia

                                                                  

                        Jerry Garcia, disparu en 1995 à l'âge de 53 ans, fut le leader charismatique, le guitariste soliste et le chanteur principal d'un des plus grands groupes rock de la planète (le plus grand pour beaucoup), le Grateful Dead. Groupe mythique californien, aboutissement du son et du propos philosophique, voire spirituel de cette musique, où se mêlent avec un bonheur rare rock, blues, folk et psychédélique. Les « gourous » d’une génération, fut-il dit en son temps par des journalistes en mal d’étiquetage percutant.

Détail qui situe : nul autre groupe n'a dépassé à ce jour le nombre de 1.200 haut-parleurs disposés en un mur de 10 mètres de haut derrière eux. Mais c'est leur musique qui fit leur réputation, et non ce dispositif hallucinant qui évoquerait plutôt le délire hard-rockesque dont ils sont tant éloignés : le Grateful Dead n’eut pas à masquer un talent primaire sous la débauche sonore, celle-ci leur fut plutôt imposée par le désir de satisfaire les oreilles les plus éloignées sur des aires de concert gigantesques.

Groupe que l'auteur de ce blog n'a pas eu la chance de voir en concert. Regrets éternels.

Reste heureusement un nombre considérable d'albums live. Et quelques vidéos dont on regrette la médiocrité.

Les concerts légendaires du Grateful Dead, souvent gratuits, s'étiraient généralement sur une durée de 3 à 4 heures. Le Live de 1977 "Cornell 8/5/1977", paru 40 ans après, en 2017, est un des plus remarquables, le groupe étant alors à l'apogée de son art et très inspiré (fait rare dans le rock, l’improvisation avait une part majeure dans leur musique de scène). Il est probable qu'en 1977 les perspectives de vendre un tel coffret (de 5 microsillons 33 t.) à des fans peu fortunés ont dû paraître trop incertaines. Le coffret de 3 CD - à prix réduit - est toujours disponible. « Europe 72 » qui ne lui cède en rien, également.

Le groupe, connu pour ses deux batteurs capables d’interminables duos sur scène, pouvait soutenir les longues improvisations de leur leader dans des envolées imprévisibles, que seul le "live" est capable de restituer. Et d'immortaliser. Merci Jerry, merci le Dead de nous avoir laissé ces enregistrements.

Cette introduction pour évoquer une des guitares de Jerry Garcia, le second de ses instruments vus à la scène semble-t-il, qui s'est vendu au prix astronomique de 3,2 millions de dollars. Rappelons que le prix moyen des meilleurs violons Stradivarius avoisine 1,5 million de dollars, avec une pointe enregistrée à 3,5 millions unique et jamais revue.

 

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Mais, laissons "Le Figaro" nous relater cet évènement, non sans en avoir vu l'objet :

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Texte du Figaro du 01/06/2017

Une guitare ayant appartenu à Jerry Garcia, légendaire leader du groupe américain Grateful Dead, s'est arrachée aux enchères à 3,2 millions de dollars mercredi soir 31 mai, lors d'une vente organisée au profit d'une association de surveillance de l'extrême droite et d'aides aux victimes des suprématistes blancs.

Cet instrument, fait sur mesure et connu sous le nom de «Wolf», est le second possédé par le musicien. Toutes les guitares de Jerry Garcia portaient un nom très imagé. Sa première Fender s'appelait «Alligator», allusion probable au long morceau éponyme d’« Anthem of the sun », second album du groupe (1968). Vint ensuite la fameuse «Wolf», puis «Tiger», «Rosebud» et «Lighting Bolt».

Un aigle est gravé sur sa tête, logo choisi par le luthier Doug Irwin. Elle porte également sous son chevalet un dessin incrusté de loup façon cartoon qui donne son nom à la guitare. Celui-ci reprend le modèle d'un autocollant que Jerry Garcia avait collé sur sa première guitare. «Wolf» a accompagné Garcia pendant ses concerts jusqu'en 1993, deux ans avant la mort de son propriétaire.

«Elle n'a pas de prix»

Ce n'est pas la première fois que l'instrument change de main aux enchères. Lors d'un concert de bienfaisance à New York, Brian Halligan, président et cofondateur de la firme de marketing HubSpot, a acquis «Wolf» pour 1,6 million de dollars, plus les frais d'environ 300.000 dollars. Il a ensuite remis la guitare aux enchères pour recueillir de l'argent à l'intention du Southern Poverty Law Center. Ce groupe basé en Alabama mène des batailles juridiques contre les suprématistes blancs et d'autres groupes extrémistes.

Brian Halligan fait partie des Deadheads, ces fans inconditionnels des Grateful Dead qui suivaient le groupe au fil de ses concerts, vivant ces immenses shows comme une expérience communautaire. Après la vacation de mercredi soir, il a déclaré à l'AFP: «Je ne prévois pas de la vendre ou de l'échanger. Elle n'a pas de prix.»

Une association anonyme a alors égalé le prix qu'avait payé Brian Halligan - 1,6 million de dollars-, ce qui a porté à 3,2 millions de dollars au total la donation destinée au Southern Poverty Law Center. Le charismatique chanteur aurait certainement été «grateful» (reconnaissant) qu'une de ses reliques serve une telle cause.

 

Autres images de "Wolf"

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Privé jeune de deux phalanges du majeur droit en fendant du bois...

 

 

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Deux autres guitares non moins célèbres, "Tiger" et "Eagle" :

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 Jerry le dos au mur

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 De dos, les deux batteurs Mickey Hart (au centre) et Bill Kreutzman (à droite)

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 Jerry Garcia, Bob Weir (guitare rythmique), Phil Lesh (basse)

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Jerry Garcia & Bob Weir

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SI VOUS DEVIEZ LIRE CETTE VIDÉO :

Envie de jouer, cohésion et enthousiasme musical n'y sont pas présents à chaque instant, de même que prise de son et balance y seraient perfectibles. Malgré ceci, on pourra se faire une idée de la musique du groupe - avant peut-être d'avoir recours à leur oeuvre "officilelle" enregistrée. (Une discographie sélective et critique constitue le sujet de l'article "GRATEFUL DEAD STORY II/II).

Grateful Dead en concert (2 Juillet 1989, durée 2 h 40)

 

 À suivre : GRATEFUL DEAD STORY II/... discographie sélective.

 

JCP, 25/03/2021

20 février 2009

rock, années 70 et 80

Une somme de renseignements incroyable sur les évènements rock des années 70 et 80, collectée ici sur son site personnel par Philippe Andrieu:

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Tous les concerts, avec des témoignages sur le lieu, les musiciens, les conditions, les prestations, le public, avec des photos et des coupures de journaux de l'époque, à visiter absolument !

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PHILIPPE_ANDRIEU

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19 janvier 2009

Rock, années 70

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31 décembre 2008

LE SITE ROCK DES ANNÉES 70 - 80

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20 décembre 2008

Évènements rock années 70 et 80

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08 septembre 2008

Troubadour anglais

Compilation, DONOVAN, Folk anglais, 1964-1976

Ce double CD retrace parfaitement le parcours de celui qui oeuvrait à sa façon dans le même sens que Bob DYLAN aux USA.

Tous les succès de ce chanteur folk à la voix délicate et aux compositions pleines de mélodies inoubliables sont présentes ici (44 titres)

Sites:

http://www.donovan.ie/

http://musique.fluctuat.net/donovan.html

JCP

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04 septembre 2008

stones en progrès

Aftermath, ROLLING STONES, Rock anglais,1966

Le disque de la renommée !

Après Aftermath le groupe, déjà célèbre, fut propulsé au plus haut du Rock anglais de ce temps, même si musicalement tout n'y était pas que perfection - en tout cas l'originalité du groupe autour de Mick Jagger, la rythmique Wymann / Watts, la guitare de Richards et les excellentes interventions de Brian Jones sont bien là, les compositions Jagger-Richards aussi .

Cette jaquette n'est pas la jaquette originale, suite à de sévères fâcheries financières du groupe avec Andrew Loog Oldham leur impresario, de même que "Paint it Black" n'a jamais figuré sur ce disque ... remplaçant d'ailleurs un morceau où Wymann n'était pas parfait à la basse ...

Lire à ce sujet l'excellente biographie des Stones vue par Andrew Loog Oldham, alias "le sixième Stone", intitulée "Rolling Stoned", éditions Flammarion.

Sites:

http://www.rollingstones.com/home.php

http://www.sympathyforthedevils.com/news.htm

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03 septembre 2008

tourne le temps

Turn! Turn! Turn! , Les BYRDS, Rock USA, 1965

Les BYRDS originaux (avec Roger-Jim Mc GUINN!) à leur apogée, avant la zizanie ...

Au cours d'un concert en Afrique du sud, le Leader du groupe Jim Mc. GUINN (chant & guitare solo) fut bouleversé par la répression raciste de ce pays, assistant à des scènes intolérables. Un des dirigeants de ce pays, à la tête de ce bain de sang se prénommait Jim, il n'en fallut pas plus à Jim Mc. GUINN pour changer définitivement de prénom ; depuis ce temps là il se nomme Roger Mc. GUINN.

sites:

Sites:

http://die-augenweide.de/byrds/

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http://www.ibiblio.org/jimmy/mcguinn/

http://www.lyon.edu/webdata/users/kadler/public_html/rmcguinn/

JCP

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02 septembre 2008

roger mc guinn

Compilation, Roger Mc GUINN, Rock USA, années 70

Après l'éclatement des BYRDS qui, à l'image d'autres groupes comme le Jefferson Airplane, renfermaient trop de talents pour faire un groupe, Roger Mc Guinn enregistra 4 albums: "Mc GUINN", "Peace On You", Mc. GUINN & Band", "Cardiff Rose"dont ce CD présente de nombreux extraits (20 titres au total).

Indispensable pour tout fan de cet artiste à la voix inimitable, spécialiste de la 12 cordes électrique Rickenbaker !

Sites:

http://www.ibiblio.org/jimmy/mcguinn/

http://www.lyon.edu/webdata/users/kadler/public_html/rmcguinn/

JCP

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