Petite histoire de la restitution sonore (suite...et fin provisoire)

Vint donc le microsillon, tout d'abord reproduit par l'amplification à tubes électroniques sur les modestes électrophones qui étaient les nôtres; la Haute Fidélité ou "HIFI" qui avait vu le jour aux Etats-Unis et en Angleterre, encore inconnue ici, n'aurait de toutes façons pas été à la portée de nos bourses.

Et c'est à la formidable percée du Jazz que l'on doit l'évolution des techniques de reproduction.
D'abord affaire de techniciens passionnés, la prise de son devint vite affaire de "business", Etats-Unis obligent; mais reconnaissons que nos oreilles y ont trouvé le plaisir qu'elles n'auraient pas connu sans le Jazz américain.
Les progrès furent fulgurants outre-atlantique, tout était mené de pair: Electronique, microphones, haut-parleurs, connaissance de l'acoustique firent un bond considérable, grâce à un public aussi large que connaisseur. Il suffit pour s'en convaincre d'écouter des enregistrements de Jazz des années quarante et cinquante, certains sont remarquables, restaurés pour le CD et parfois même "stéréophonisés" - avec un inégal bonheur cependant.
La stéréophonie, progrès décisif vers le réalisme de la restitution se démocratisa au cours des années soixante, suivant la percée définitive du transistor qui remplaçait le tube électronique, coûteux, fragile et délicat à mettre en oeuvre du fait des hautes tensions nécessaires.
Ce remplacement obligé n'alla pas sans heurt, le transistor des débuts n'offrant qu'un son sec et agressif assez éloigné de la vérité sonore. Ceci est encore vrai aujourd'hui si le transistor est mal mis en oeuvre, et le retour à l'utilisation du tube électronique pour une meilleure restitution sonore en témoigne.

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Ci-dessous: vue d'un canal d'un amplificateur de puissance stéréo de 18 watts à tubes (ECC83 + 4x EL84) fonctionnant en classe "A" (construction amateur personnelle). Associée aux techniques actuelles (régulation de tension à transistors et circuits intégrés), la technologie tubes connaît une fiabilité et un rapport signal/bruit qu'elle n'a jamais approchés, tout en conservant sa légendaire sonorité.

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Jean-Claude