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Tonneau de musique

d’où jaillissent sans lasser

tant et tant de notes

 

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Le lecteur de CD Marantz CD 5004

Faisant suite au très remarquable Mission PCM 7000 (haut de gamme de 1986), le petit lecteur très bas de gamme Philips du début des années 90 ne faisait pas le poids – pourtant il se battit vaillamment, malgré son côté un peu raide, sa sècheresse et son grave tronqué, qui lui offraient ainsi une définition très acceptable, à défaut d'une véracité de timbres sans reproche.

Il était temps d’opérer le remplacement par un lecteur digne du préampli SRPP de doubles triodes ECC82 et de l'ampli classe A de 8 pentodes EL84 de fabrication personnelle, c’est chose faite avec le Marantz CD5004, bas de gamme qui ne craindrait pas de se mesurer aux grands – selon les dires de la revue Diapason, qui lui accorda un « Diapason d’or » en 2010, distinction faisant autorité dans notre pays.

Intégrer une source bas de gamme à une chaîne plutôt audiophile, propulsée par une amplification à tubes et des enceintes JBL L26 des années 70 refaites et améliorées plusieurs fois (tweeters à dôme Audax, 25 cm. aimant Alnico remembranés 2 fois et filtre refait), mais écoutée en majorité sur l’excellent casque Sennheiser HD650 (« Diapason d’or » également) n’allait pas de soi, pire, le risque de déception était patent, et c’est fébrile comme en « 14 » que les connexions furent exécutées.

Dès les premières notes, pas de déception notable (il en est toujours ainsi avec un nouvel élément), et voici au terme d’une quarantaine d’heures d’écoute ce qui en ressort (selon ma propre perception bien entendu, et au casque précité – mon meilleur maillon):

- Aigu sans agressivité au casque (un peu d’agressivité, mais très supportable aux enceintes, qui ne sauraient atteindre le naturel et l’ampleur du casque). Le violon passe remarquablement bien au casque (Szerying-Marriner Philips). Aigus du piano (N° 20 Brendel-Marriner Philips) très bons. Cymbales et percussions de même (Marley Kaya, Kind of Blue, Back to Back Ellington).

- Médium excellent, les voix passent très bien, charnues et présentes (Vivaldi Orlando Furioso Spinosi Decca, Marley Kaya, Winterreise Schubert Dieskau)

- Grave profond donnant du corps à l’ensemble, que l’on aurait cependant préféré plus vif et plus défini – on ne peut tout avoir à ce prix là, mais il est très naturel – duos de contrebasses Bottesini).

- Prolongation des notes très audibles sur le piano ou les cordes (étonnant pour un lecteur de ce prix)

- Surprenante vivacité aigu, médium et bas médium.

- Timbres d’une grande véracité, certains sont à se dresser sur son fauteuil (voix Orlando Vivaldi, tutti orchestre et attaques instruments solo Telemann Concertos Goebbels Archiv) !

- Absence totale de bruit de fond et de fatigue auditive, ce dernier fait n’ayant jamais été constaté personnellement à ce point auparavant.

- L'écoute directe au casque par la prise frontale prévue (volume réglable) n'atteint pas l'ampleur ni le naturel que délivre le préampli SRPP, mais peut cependant dépanner - une bonne chose.

- Conclusion : il y a sans doute mieux, au dessus de mille euros mais – est-ce certain ? Cependant, il serait intéressant de comparer avec celui-ci toute la gamme des lecteurs Marantz (SA7S1, SA1152, SA15S2, SA6002, SA6003, SA15S1, SA7003SG, SA8003 etc...) ... pour ma part, je conserve donc mon CD5004 tout neuf, d’autant qu’il n’est pas sinécure de le trouver présenté autrement que passé au goudron (sans plumes SVP), selon la mode actuelle – qui semble avoir la vie dure : « Black is beautiful – are you sure ? ».

- Sans incidence sur le son: afficheur à lettres "pour jeunes" totalement illisible à plus d'un mètre - selon la tendance actuelle généralisée en matériel audio et vidéo.

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JCP