Parole de Musique

07 juillet 2015

Aidons les Népalais

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Aidons les Népalais

                                                     Oublié le cataclysme qui frappa le Népal, malgré l'aide qu'il nécessite toujours : tellement plus préoccupants pour les médias sont la météo, le lit des présidents ou le dernier nichon-chantant !

Ami d'enfance, Alain Fabre, résidant à St Juéry (Tarn), grand parcoureur des montagnes de ce pays, offre depuis trois ans déjà son aide bénévole à un orphelinat de Kathmandou.

Bouleversé par le séisme du mois d'avril - et par la perte de ceux qui étaient devenus ses amis -, celui-ci résolut d'ajuster son aide à l'ampleur du besoin, fondant l'association : "Solu Child Orphanage", tant venir en aide aux orphelins, certains estropiés, était urgent.

Ceci lui a permis l'achat d'un terrain et le démarrage des travaux pour un nouvel orphelinat à Kathmandou même.

Seuls 8.000 € font défaut aujourd'hui à l'association pour mener le projet à terme.

Si un peu de compassion vous anime, vous pouvez participer en déposant aussi votre don, ou en faisant connaître "Solu Child Orphanage" au plus grand nombre :

 

Virement au Crédit Agricole : Assos Solu Child Orphanage IBAN: FR76 1120 6200 2490 0132 9389 372 Ou envoyer un chèque à : Solu Child Orphanage , 6 rue du Bac  81160 Saint-Juéry

0563 451453, 0676 766685              

soluchild@orange.fr 

http://soluchild.wix.com/kathmandu

 

 https://www.facebook.com/pages/Solu-Schild-Orphanage/2418...

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Ci-dessous :

- L'appel lancé par Alain Fabre.

- Son compte-rendu

 

JCP

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Bonjour , Pour info

Le 25 avril, le Népal subit un terrible tremblement de terre. Très attaché à ce pays où je me suis rendu 5 fois pour effectuer des treks  en montagne et depuis 3 ans aider un orphelinat de Kathmmandu, je suis traumatisé par ce qui arrive à ce pays si pauvre avec ses habitants d'une si grande gentillesse

Nous rentrons avec mon épouse de Kathmandu

compte rendu de notre périple  à Kathmandu sur mon Blog:

 

http://tremblementdeterrenepal2015.blogs.nouvelobs.com/

 faites suivre 

merci

Alain Fabre, 6 rue du Bac, 81160 Saint-Juéry, 0563 451453, 0676 766685

Correspondant bénévole pour l'hebdomadaire le Tarn Libre.

Il y a ceux qui possédent sans travailler et ceux qui travaillent sans posséder (Ferdinad Buisson Prix Nobel de la Paix 1927)

Quand le sage montre la lune, le sot regarde le bout du doigt

Choisis le travail qui te plait et tu seras en vacances toute ta vie (Confucius)

 

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                                                       Le 25 avril, le Népal subit un terrible tremblement de terre. Très attaché à ce pays où je me suis rendu 5 fois pour effectuer des treks  en montagne et depuis 3 ans aider un orphelinat de Kathmmandu, je suis traumatisé par ce qui arrive à ce pays si pauvre avec ses habitants d'une si grande gentillesse. Après 3 jours d'appels infructueux, je réussi à joindre l'orphelinat. Kame Magar, son directeur me dit sa détresse. Pas de blessés mais des enfants traumatisés qui ne veulent et ne peuvent plus dormir dans cette maison qui a subit des dégâts suite au tremblement de terre; maison qu'ils vont devoir quitter car devenue dangereuse, mais aller où? A kathmandu, on ne trouve rien à louer. Je  constaterai sur place que la moitié des maisons ou immeubles sont à rénover ou à détruire avant reconstruction. Je dois aider l'orphelinat au travers de l'association que j'ai créé il y a 3 ans. Je lance un appel sur les réseaux sociaux, à plusieurs centaines de mes contacts et dans la presse locale. Je dis à mon épouse : "je rêve, mais si on a 5000€, je vais à kTM en payant moi même le billet d'avion". Il est bien sûr hors de question que l'argent récolté serve entre autre à payer l'avion ou quoi que ce soit. Quinze jours après, les résultats sont au delà de nos espérances 5000€;  mon épouse Yoyo me dit: "je viens avec toi". Elle a déjà partagé du temps avec les enfants à 2 reprises à KTM. Nous achetons les billets d'avion et le départ est fixé au 21 mai. Arrivés à KTM le 22 au matin, nous constatons que le tarmac de l'aéroport est encombré d'un grand nombre de containers de matériel et de nourriture pour l'humanitaire. Un nombre incalculable d'hélicoptères sont sur le tarmac et font des rotations ininterrompues. Quantité d'avions cargo sont présents et nous verrons durant nos 5 jours sur place un grand nombre d'avions cargo atterrir et décoller. Kamé nous attend à l'aéroport. Nous traversons la ville pour nous rendre à Jorpati, un quartier de KTM se trouvant à proximité de Bobnath. KTM vit à son rythme habituel, on ne dirait pas qu'il y a eu un tremblement de terre "hearquaque" en anglais, les népalais parlant en grande majorité anglais. Par moment des visions apocalyptiques, des immeubles par terre, d'autres qui sont tombés mais soutenus par celui d'à côté. Ce n'est plus du cinéma, ce n'est pas un film catastrophe et je peux vous dire que ça vous tord les tripes et vous donne envie de pleurer. C'est inimaginable, on se rendra compte plus tard que tout est à reconstruire. Nous arrivons à l'orphelinat et sommes accueillis en sauveurs. L'orphelinat n'est pas détruit mais fendu, il penche de quelques centimètres. Les enfants dorment sous la tente. La mousson arrive, le gouvernement népalais demande aux habitants de construire des maisons en bambou, comme au Japon, Laos, Thailande, etc.et veut construire un orphelinat en bambou, car il loue cet appartement sur 2 niveaux 220€ par mois. Nous devons aller voir un terrain l'après midi même.  Nous recevons le traditionnel Khata (foulard que kamé nous met autour du cou). Nous remettons aux enfants 20kg de vêtements que l'on nous a donné en France, ainsi que de nombreux stylos, trousses pour l'école et double décimètres offert par le Carrefour Market de Saint-Juéry. Au repas de midi où nous apprécions notre premier dal bath (riz avec une sauce au lentilles) kamé me dit : "Les enfants ont changé depuis votre arrivée, la joie illumine leurs yeux." Nous retrouvons Rozina 10 ans, elle est méconnaissable, si triste il y a 2 ans, elle rayonne de bonheur, il lui manque l'avant bras droit; il y aussi Passon, un petit garçon de 7 ans qui saute à mon cou et me fait de nombreux bisous.

Après le repas, nous allons voir le terrain qui se trouve à coté d'une école construite entièrement en Bambou, une vingtaine de classes, crépies à l'intérieur. Nous partons en ville et là c'est l'apocalypse: Ce n'était pas un film catastrophe, mais la réalité qui dépasse l'entendement et cette réalité fait mal. A la télé nous en voyons tant de catastrophes!!! Mais là nous sommes dans le réel, le temps présent et c'est beaucoup plus que ce que l'on peut imaginer. Des rues entière dévastées. Aucune sécurité, on peut approcher les ruines. Des maisons qui s'appuient sur d'autres, des gens à l'intérieur récupèrent ce qu'ils peuvent, des meubles, des briques et des matériaux pour reconstruire.  KTM est devenue une ville de tentes, des milliers poussent en ville. Des immenses terrains en sont recouverts installées par les ONG du monde entier. Tout est très bien cadré, les stocks de nourritures sont gardés par l'armée; la distribution étant organisée par les ONG. Sur les trottoirs, dans les ronds points, des bâches tendues par 4 bambous font office de tente. En fin d'après midi, nous avons rencontré karma Lama le Directeur de l'agence de voyages de KTM avec qui nous effectuons nos treks et Chantal son épouse. Nous avons dialogué prés de 2 h; ils nous ont raconté le terrible moment. La maison qui bouge, ils vont vite dans la rue mais il leur est très difficile de marcher car la terre est en perpétuel mouvement. Depuis la 2e secousse du 12 mai les népalais sont traumatisés. Chantal nous a confié que chez elle, elle voit encore sa maison qui bouge. Ils dorment à la maison depuis le 20 mai, mais sont sur le qui vive. Ils attendaient ce tremblement de terre depuis 10 ans, les étrangers le savaient. Les népalais ne s'en préoccupaient pas. Karma a prêté toutes ses tentes qu'il a installé sur un terrain pour ses voisins. Avec Chantal, ils aident un petit village à construire des abris avant la mousson. Les népalais, ce peuple si chaleureux est en train de vivre un grand moment de solidarité.

Les treks étant annulés, seule ressource pour Kamé avec très peu d'aide du gouvernement, il se demandait comment il allait pouvoir continuer:

Nous avions 7000€ de disponible, nous leur avons acheté:

Beaucoup de vaisselle, il leur manquait de tout: Verres, tasses, bols, assiettes, casseroles, plats, mixer, bouilloire, thermos, 40m2 de tapis qui fait fonction de matelas, etc. Des jouets pour les enfants, ils n'ont rien, Othelo, le monopoly, des voitures, des perles pour les filles, des légos etc. Pour 6 mois de nourriture avec entre autre: 25 sacs de riz de 30kg, 4 sacs de lentilles de 30kg, 5 sacs de sucre de 40 kg, 240 litres d'huile, 5 bouteilles de gaz, 300kg de pomme de terre, etc. La nourriture pour 1900€ environ. Cela représente 315 € par mois pour nourrir plus de 25 personnes, soit 10€ par jour pour 25 à 30 personnes. Pour l'école: nous avons acheté 175 pièces pour 975€ : Pantalons, chemises, robes, vestes, chaussures, cravates, ceintures et pour 700€ de livres et cahiers.

Samedi 22h40, tout le monde est couché. Je regarde un film sur ma tablette numérique, je n'ai rien entendu mais j'ai senti de fortes vibrations. Les enfants pour la 1er nuit depuis le tremblement de terre dormaient tous dans la maison entassés au Rdc, car il y avait eu un fort orage l'après midi. En 2 secondes, tout le monde était debout et sortait précipitamment. La secousse était faible, mais assez forte pour (panique à bord). Avec ce qu'ils ont subi on peut comprendre. Tout le voisinage est sorti simultanément. Nous sommes restés une vingtaine de minutes à l'extérieur avant de rentrer, les enfants retrouvant leurs tentes. Nous avons dormi tout habillés en prévision de nouvelles secousses, il n'en fut rien. Dimanche matin, 5h30 tout est calme, il fait beau.

Vers 8h un journaliste de la télévision népalaise vient m'interviewer ainsi qu'à mon épouse.

Ne pouvant pas rester dans le bâtiment actuel qui doit être réhabilité, quand? Impossible de trouver une location sur le secteur. La solution est d'acheter un terrain que Kamé après maintes recherches a trouvé. Lundi matin, 3h de discussions avec le propriétaire du terrain. Incroyable ! le terrain coûte 5 fois plus cher que le bâtiment. 16 000€ le terrain, 3 000€ le bâtiment.

Le terrain fait 4 Anna, un Anna = 31 m2, il faut 3 Anna minimum pour construire. J'ai téléphoné à 2 connaissances à KTM qui m'ont confirmé que les prix des terrains sont devenus fous depuis quelques années. 125m2 en ville 16 000€!!! quand un ouvrier gagne 70€ par mois!!! J'ai dis au vendeur que nous n'avions pas cette somme et qu'il nous était dans l'impossibilité de payer et nous n'avons que 4000 € . Il me répond qu'avec 4000 euros, il pouvait faire les travaux. Pour la suite ce n'était pas urgent. Après 3 heures de dialogue, j'ai négocié le prix à 15 000 euros tout compris avec le bâtiment; en lui spécifiant qu'il n'avait pas de promesse d'être payé. Il est ok, car pas facile de vendre des terrains à ce prix. On peut comprendre tous ces terrains en friche en ville. 90 personnes ont déjà donné et nous les remercions infiniment; il n'y a pas de petit don, nous en avons eu de 5 à 1000 euros par un lycée de Millau, Lycée qui  est en relation avec l'orphelinat au travers de l'association. Mardi matin nous devons aller payer une tente et en louer 4 autres; le temps passe. A midi, Kamé arrive tout heureux et nous annonce: "On a 2 tentes": Incroyable!!! Pascal et Oriana de SOS Attitude Grenoble accompagnés de Bayrik un népalais viennent d'installer 2 tentes de 12 places à côté de l'orphelinat. Nous n'aurons pas à en acheter. C'est une chance inouïe, les ONG font un formidable travail.

Nous ne savons pas la chance que nous avons de vivre dans les pays du nord à côté des pays du sud qui vivent dans la misère. Comme dit mon ami français Henri Sigayret qui vit depuis plus de 25 ans au Népal (vainqueur de l'Annapurna en 1978) et marié à une népalaise: "La misère au Népal n'a rien à voir avec la misère en occident; les nécessiteux en occident sont riches par rapport au Népal, ils sont aidés, nourris et soignés".

Nous venons de vivre 5 jours exceptionnels, nous avons vécu avec eux, mangé avec eux, dormi avec eux à même le sol sur un matelas de quelques centimètres, dur comme le ciment. Je sais qu'en allant faire les achats de vaisselle, ils se sont fait plaisir. Ils n'avaient rien, on leur a permis d'acheter ce dont ils avaient besoin, ce dont il rêvaient et qu'ils ne pouvaient se payer. Nous étions heureux pour eux, nous avons triplé leur vaisselle et matériel de cuisine. Ils manquaient de tout, ils n'avaient pas de verres etc. Pour la nourriture ils se sont fait plaisir aussi. Mais que c'est bon de pouvoir donner, de pouvoir faire du bien. Il fallait voir la joie des enfants petits et grands, que du bonheur!!!

Il nous manque prés de 12 000 euros pour que l'orphelinat continue à exister. Sans cette somme, l'orphelinat ne pourra survivre faute de local et ce serait dramatique. Je lance cet appel à  la France entière, si 200 personnes envoient 60€ à  l'association, elles auront une déduction fiscale de 39.6 euros et donneront en réalité 20.4 euros et notre pari sera gagné.

Merci pour les enfants.

Alain Fabre, Président de Solu Child Orphanage.

²Virement au Crédit Agricole: Assos Solu Child Orphanage IBAN: FR76 1120 6200 2490 0132 9389 372 Ou envoyer un chèque à : Solu Child Orphanage , 6 rue du Bac  81160 Saint-Juéry: 0563 451453, 0676 766685 soluchild@orange.frhttp://soluchild.wix.com/kathmandu

 

 https://www.facebook.com/pages/Solu-Schild-Orphanage/2418...

 

 

Alain Fabre, 6 rue du Bac, 81160 Saint-Juéry,

05 63 45 14 53, 06 76 76 66 85

Correspondant bénévole pour l'hebdomadaire le Tarn Libre

 

       

JCP 07 15 

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04 octobre 2012

Les Années Rock, de 1970 à 1974

Cet article est remis en tête à l'occasion de la réécriture du récit du festival d'Aix en Provence, récit dont pourra tirer parti le film en cours de réalisation par Gilles P., et regroupant tous les documents d'époque qui lui parviendront à temps (me contacter d'un simple commentaire si vous en possédez - et souhaitez les mettre à disposition).

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Cette série de photos et de documents "d'époque" retrace les festivals et concerts de Rock qui se sont déroulés dans le sud de la France, entre 1970 et 1974.

La présentation des images est faite dans le plus anarchique des désordres, en mémoire de cette époque là !

Les plus importants furent ceux d'Aix en Provence, les 1, 2 & 3 août 1970, et de Biot, entre Antibes et Cagnes sur Mer, les 5 & 6 août 1970.

Situons le contexte: le désormais célèbre festival de Rock de Woodstock avait eu lieu l'année précédente, et une majorité de celles et ceux qui accoururent à ces deux festivals, Aix et Biot, avaient pu voir le film tourné pour cette manifestation unique.

Ci-dessous: l'affiche originale du festival de WOODSTOCK (1969)

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Le timbre poste édité pour l'occasion:

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L'affiche du film:

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Aix

 

Quelques images prises au cours de concerts et festivals Rock; c'est à travers leur musique qu'on perçoit le mieux les générations naissantes.

 

Le festival d'Aix en Provence, les 1, 2 et 3 août 1970

La vidéo du festival (durée: 5'):

http://www.ina.fr/fresques/reperes-mediterraneens/Html/PrincipaleAccueil.php?Id=Repmed00381

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Vidéo de l'émission POP 2 montrant le festival de Biot (Country Joe Mc Donald et Mouna):

http://www.ina.fr/recherche/recherche?search=festival+biot+1970&vue=Video

 

Une vue partielle des campements, sur le domaine St. Pons, appartenant au général en retraite organisateur du festival. Après quelques affrontements avec les CRS suivis de larges mouvements de foule et de bris de barrières, le festival fut déclaré interdit par les autorités.

A partir de son interdiction, la manifestation put alors, au contraire, se dérouler dans le calme, parfois interrompu par les cris et les piétinements grondeurs de quelque troupe au galop, rejoignant les lieux et se fondant vivement dans la masse - nuage de poussière et sol tremblant - ivre d’avoir débordé la maréchaussée et mis à bas les clôtures.

On se prépare à passer deux nuits sur le terrain; la météo annoncée est bonne.

 

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Une partie du campement, aux heures musicalement creuses.

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Hare Krishna...

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Dans un camping, quelque part près de Biot (entre Antibes et Cagnes sur Mer), le 3 août 1970: l'affiche du festival d'Aix, tenue par Michelle. Entrée pour les 3 jours: 55 francs, somme plutôt considérable à l'époque.

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Aix en Provence

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Aix en Provence

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Campement au festival Rock de Biot, 5-6 août 1970.

Le site de Moving Gelatine Plates, excellent groupe français qui se produisit à Biot, et qui poursuit toujours une étonnante carrière: écoutez leur dernier enregistrement, en date de janvier 2008:

http://mgp.ifrance.com/index.html

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Camping de fortune en terrain accidenté, la chaleur est méditerranéenne dans ce fond de vallon de l'arrière pays, vaguement en forme de cirque.
L'affiche est de taille:
Joan Baez, Pink Floyd, Soft Machine, King Crimson, Kevin Ayers, Steve Winwood et John Lennon pour les plus connus aujourd'hui, tous ne viendront pas ...  Le festival fut un fiasco, parmi les "grands noms", seule Joan Baez se produisit, suivie des groupes français comme Moving Gelatine Plates, Alice, Ame Son, Alan Jack Civilisation...

 

Prétentieuse et mensongère, l'affiche du festival de Biot portait le nom offensant envers artistes et public, de "Popanalia" !

Cela sentait l’arnaque : trente Francs seulement pour voir d’un seul coup d’un seul, et en deux jours seulement, la fine fleur du Rock mondial de l’époque ! Un total annoncé de vingt groupes : même avec une organisation d’exception, et en comptant à peine un battement d’une heure entre les groupes pour laisser œuvrer les road managers (ici la scène était insuffisante pour qu’ils pussent travailler en temps masqué, contrairement à Aix, où le matériel de trois groupes pouvait tenir sur scène), cela représente un minimum de soixante heures... ! Or, en ces temps heureux, la compression numérique et le zapping n’avaient encore été pensés par aucun cerveau, fût il surdimensionné et prémonitoire...

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Campement de fortune à Aix pour 3 jours et 2 nuits, on cherche l'ombre le jour et le duvet n'est pas de reste la nuit ...

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Les amours pâlissent ils aussi vite que le papier de leur image ?...

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Festival d'Aix en Provence

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Vivons nus vivons libres.

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Un superbe mais pas très jeune "RolleiCord" 6x6 d'occasion, privé de mesure de la lumière, le RolleiFlex du pauvre pour toutes les photos présentées ici ...

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Une des tours sono, très conséquente pour l'époque (JBL en majorité ...)

Aix en Provence.

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L'auteur de ce blog, moins jeune qu'aujourd'hui...

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Aix en Provence:

Sur la scène, assez vaste pour recevoir trois groupes, belle organisation: un groupe joue, le précédent désinstalle, le suivant installe.

La délicate mission d'ouvrir le festival fut confiée à "Triangle".

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Triangle, groupe français créé en 1967, se produisit à Aix.
Un des premiers groupes de rock français, reconnu à une époque où la France copiait du côté des anglo saxons. Le groupe était composé de Jean-Pierre PREVOTAT, Pierrot FANEN, Gérard FOURNIER .

Il a  réalisé un tube en 1970 "Peut-être demain". Un coffret est sorti en CD en 1997 reprenant l'intégrale du groupe. Le chanteur Gérard FOURNIER, surnommé « PAPILLON quittera le groupe pour tenter une carrière solo sans réussite . "Papillon" est aujourd'hui décédé .

TRIANGLE

 

Aix en Provence

Hare Krishna, Krishna Krishna, Hare Hare .... etc .....

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Image ci-dessous:

Petit matin au festival d'Aix en Provence le 2 ou 3 août 1970.

L'atmosphère est palpable, il est peut être 5-6 heures du mat, certains frappent encore des tablas sur la scène, d'autres dorment encore.

Les aimables effets du cannabis se sont estompés, certains sont encore dans des trips plus hards, avec des chimies moins contrôlables...

Pour l'anecdote: certaines pillules d'"acide" et de LSD n'étaient que de puissants somnifères...les clients trompés se réveillaient coléreux, et j'eus la malchance de ressembler au faux dealer allemand (barbe, yeux et cheveux longs de couleur claire) qui leur a vendu ces substituts au prix fort !
Nous n'en viendrons pas aux mains, le voisinage me soutient et je n'ai pas une once d'accent germanique... nous changeons de place, le pré du domaine St. Pons est vaste.

Le cannabis et le hash, si l’on n’avait pas la malchance de tomber sur ces produits contrefaits, étaient en général de qualité, et tout à fait aptes à agrémenter la musique, mais certains ne se contentaient pas de ces amuse-gueule, chauffant l'héroïne à la bougie dans la cuillère à soupe avant de pomper le liquide à la seringue à poire, dangereux accessoires...

 

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Jean-Luc PONTY était là, en "Guest Star" de Magma, dans les arènes du Grau du Roi, en cette fin d'été 1970.

Alors étoile montante du Jazz-Rock, son succès s'est confirmé par la suite, ses disques sont aujourd'hui en bonne place aux rayons de Jazz de nos disquaires.

Nous eûmes la chance de manger à la table voisine de celle de ces musiciens passionnés par leur art et qui parlaient musique plus qu'ils ne mangeaient, souvenir vibrant !

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Le terrifiant Pete Brown, chanteur, percussionniste et leader de "Pete Brown and Piblokto !", qui se produisirent à Aix, ici au théâtre du Taur, à Toulouse (1972 ?)

Poète et compositeur anglais, il est responsable notamment de certains succès d'Eric Clapton du temps de "Cream" avec Jack Bruce et Ginger Baker, ceux qui ont connu n'ont certainement pas oublié !

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Festival de Biot, près d'Antibes (Alpes Maritimes) 5 & 6 août 1970.

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Aix en Provence

Petit matin hagard et blafard, duvet, couvertures et feux de camp, il avait fait très chaud la veille mais ce matin la rosée est là, dans l'herbe, pour quelques heures encore...

Et puis, il faut le dire, cette nuit, on a pas été très raisonnables, dans la fumée aromatique de ces herbes qui ne naissent pas sur les pelouses de Provence...

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CATH_RIBEIRO

 

 

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Biot, dans les Alpes Maritimes, les 5 & 6 août 1970 et il fait très sec, on est installés, il n'y a plus qu'à attendre en causant musique, tiens, il y a Jean-Bernard HEBEY derrière nous qui n'arrête pas de causer politique - on est assez d'accord avec lui !

L'écran va nous offrir un des meilleurs spectacles psychédéliques de l'époque par des spécialistes français, doublés d'un excellent groupe: les "Moving Gelatine Plates".

Ils sont toujours là, voici leur site ! :

http://mgp.ifrance.com/index.html

Le site de la ville de Biot: 

http://www.biot.fr/

 

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"Hare Krishna ........"

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Festival d'Aix en Provence, 1,2,3 août 1970.

Toujours Krishna...

On ne peut pas dire qu'on y était pas, au centre ce sont nos duvets à carreaux qui nous faisaient un peu d'ombre !

On voit pas Michelle mais je suis certain qu'elle est dans la foule ...

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Contrairement à Woodstock où il avait plu à torrent, à Aix en Provence il fallut combattre la chaleur excessive, par cette lance notamment, belle idée qui ouvrit le bal de grandes réjouissances - boueuses...

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... mais le résultat fut identique; certains avaient peut être vu le film "Woodstock", et souhaitaient se parer de la boue provençale - qui vaut bien la boue des Amériques...

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Aix en Provence, 1,2,3 août 1970.

Le public entre 2 concerts, dansant plus ou moins sur la musique diffusée par l'énorme sono - pour l'époque: Impérissable souvenir: la diffusion de "In A Gadda da Vida" de l'Iron Butterfly et de "Jingo" de Santana par ces haut parleurs, quel son, mais quel son dans ce théâtre de verdure !!!

Y en a pas une ou un qui y était, ce serait marrant d'en causer 40 ans après !!!??? - et si vous avez fait des photos: on partage !

Les coupes de cheveux ont évolué depuis - mais dans quel sens ?

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Biot, 5 & 6 août 1970

Il faisait très chaud, les bouteilles de Vittel du premier plan en témoignent, en vente près de la scène: incontournables, leur prix aussi, qui atteignait bien celui du soda !

A l'époque l'eau "en bouteille" n'était consommée que par les nourrissons et les snobs...

Clou de la soirée: Joan BAEZ qui fut quelque peu sifflée car trop exigeante envers son public:
Elle stoppait net au moindre éclair de flash qui l'indisposait - un peu prétentieuse la dame...
Ses discours à n'en pas finir entre les chansons, concernant son compagnon emprisonné pour résistance au gouvernement américain - ENTIÈREMENT EN ANGLAIS ! - furent aussi diversement appréciés, même si sa lutte, que nous connaissions à l'époque était considérée comme noble et justifiée par l'immense majorité des spectateurs.

Vidéo de l'émission POP 2 montrant le festival de Biot (Country Joe Mc Donald et Mouna):

http://www.ina.fr/recherche/recherche?search=festival+biot+1970&vue=Video

 

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Aix en Provence, 1,2,3 août 1970

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Halle aux grains de TOULOUSE, 1972 ?

Le batteur de Soft Machine en action, remplaçant Robert Wyatt après son accident (méfiez-vous des escaliers)qui le rendit paraplégique...
Chanteur et batteur à la sensibilité à fleur de peau, Soft Machine sans Wyatt c'est plus tout à fait Soft Machine...sa douce voix éthérée, envolée, nous manque.

Mais Mike Ratledge et Hugh Hopper sont là, il y a aussi un saxo, Soft Machine s'est désormais résolument orienté jazz-rock, regrets éternels pour les fans du groupe ...
Robert Wyatt a par la suite, et encore récemment (après 2000), enregistré en solo quelques perles  comme "Rock Bottom".

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KLAUS BLASQUIZ, le redoutable chanteur de MAGMA dans ses oeuvres, ici aux arènes du Grau du Roi, 1970.

Co-fondateur de MAGMA avec Christian Vander à la batterie, ils élaborèrent un langage nouveau, nommé "Kobaïen" apte à soutenir les rythmes et les sonorités de leur originale musique, teintée de Jazz-Rock.

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THE WHO, parc des expositions, Toulouse, 1972 ?

Les WHO en concert à Toulouse, fait mémorable...

Le doute m'habitait avant que le concert ne commence: les Who ne sont pas bons sur scène, certains enregistrements le prouvent, même si leur musique est originale et leurs disques en studio excellents !

Le résultat fut pire que l'attente: ça tournait pas très rond sur scène ...

Faut dire que l'entrée en force et avec bris de barrières et portes des "Jeunesses Communistes Révolutionnaires" avait un peu gâché l'ambiance...

Les mauvaises vibrations épaisses et palpables tout le long du concert n'ont peut être pas aidé nos héros à se transcender, soyons indulgents ...

Les Jeunesses Communistes Révolutionnaires revendiquaient la musique pour tous et donc sa gratuité de façon violente et organisée dans le cadre de la lutte "anti-bourgeoise" et de ses soi-disants privilèges.

Habillés de bleu marine par opposition à une certaine jeunesse plus colorée, et très organisés, ils arrivaient à pourrir certains spectacles en s'y introduisant par la violence, s'ils avaient jugé préalablement que le public était fait de "petits bourgeois" - selon leurs critères propres.

Nous étions pour la plupart avec eux pour la portée de l'acte, même si nous déplorions la perturbation des concerts, ils n'avaient donc pas de résistance de la part du public,d’autant qu’ils étaient armés, eux, mais il y avait souvent de sévères combats avec les forces de l'ordre, et quelques blessés à la clé (pas de sol, la clé...).

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SOFT MACHINE, halle aux grains de TOULOUSE, 1971 ?

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EX FAN DES SIXTIES, LE SOUVENIR SE FISSURE ........

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FIN

 

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Cette photo fut primée en son temps par la FNAC et CANAL +, et exposée "in Paris" à l'occasion de la sortie de l'ouvrage " 70'S  THE BOOK",dirigé par Gilles Verlant aux éditions Vade Retro, 27 ans après le festival de WOODSTOCK, soit en 1994...

 

Rolleicord 6x6 sans posemètre, agrandisseur N&B 6x6 Méopta (objectif Belar) : aucune électronique ne présida à la réalisation de ce cliché comme des précédents -  du 100 % BIO !

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Colorisée...

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 Le prix était remis - à Paris...!

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Je perçus cependant le fameux "BOOK" dédicacé et le CD "Jimi Hendix at Woodstock"...

.

La vidéo du festival d'aix (durée: 5')

http://www.ina.fr/fresques/reperes-mediterraneens/Html/PrincipaleAccueil.php?Id=Repmed00381

 

Vidéo de l'émission POP 2 montrant le festival de Biot (Country Joe Mc Donald et Mouna):

http://www.ina.fr/recherche/recherche?search=festival+biot+1970&vue=Video

 

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Chico Magnetic Band dans ses oeuvres

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Johnny Winter

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Aix en Provence: Ergo Sum ne put se produire

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"Ils s’apprêtent à jouer au festival d’Aix, mais n’ayant pu répéter convenablement, ils sont contraints d’abandonner. C’est alors qu’ils rencontrent B.B. Brutus, ex-membre de Barricade (groupe marseillais provocateur et turbulent) et ami du premier bassiste de Lemon Pie : Edouard Magnani. Il remplace Alain Richard qui, las des aléas, jette le gant en août 1970".

 

 

François Jouffa à Aix:

http://wwwcinemusiques.blogspot.com/2007/07/franois-jouffa.html

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Dernier enregistrement de Moving Gelatine Plates, 01 2008, écoutez !

http://mgp.ifrance.com/index.html

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Extraits divers de comptes-rendus journalistiques et d'interviews télévisées d'époque :

 

Le festival de pop music de Saint-Pons s'inscrit dans la lignée des grands festivals de musique pop et rock and roll qui ont marqué l'année 1969 : Woodstock (États-Unis) et l'île de Wight (Angleterre) en août, Amsterdam le mois suivant, Amougies en Belgique en octobre. Un an après, deux festivals de ce type se tiennent en Provence, au mois d'août, celui de Valbonne (Alpes-Maritimes) et celui d'Aix. Ces festivals sont marqués par le rassemblement de milliers de jeunes en plein air pour des concerts " non stop ".

L'avènement de la "pop music " date approximativement de l'année 1963 au moment du succès fulgurant des Beatles. " Pop music" est l'abréviation de musique populaire en anglais c'est-à-dire la musique qui rencontre le succès. Aux États-Unis et en Grande-Bretagne, les patries de la "pop music", sont considérées comme pop toutes les musiques à la mode, sauf le jazz et le classique. En France, en revanche, l'étiquette pop à un sens plus restrictif puisqu'elle ne désigne que la musique importée de la culture anglo-américaine. Au cours des années 1970, plusieurs figures se partagent les scènes de concert : Bob Dylan, Joan Baez, Donovan, tous trois considérés comme les "dieux" incontestés des festivals, bien que représentatifs surtout du "folk song". Mais les Rollings Stones, les Pink Floyd, Led Zeppeling, Johnny Winter, Leonard Cohen apparaissent aussi en tête des affiches des festivals. Tous ces groupes ont en commun de se situer dans la contestation juvénile propre à ces années-là. Paroles et musique entendent contester la légitimité de la guerre du Vietnam, la supériorité raciale des Blancs, la puissance de l'argent et les pouvoirs établis. Leur succès en France alors tient aussi au changement culturel dont mai 68 s'est fait l'écho.

Le festival, qui s'est déroulé sur le domaine de Saint-Pons, situé à dix kilomètres à l'ouest d'Aix-en-Provence au bord de l'Arc, a rassemblé à peu près 40 000 jeunes dont la moyenne d'âge était d'environ vingt ans. Ce " Woodstock " à la française, tenu en dépit de l'interdiction émise par la préfecture des Bouches-du-Rhône, avait suscité bien des inquiétudes et son initiateur, le général Clément, lui-même secrétaire général du Festival international de musique, fut vivement critiqué, à commencer par le président du Festival, le PDG du Casino, qui allait fustiger "les hordes dévastatrices des hippies en quête de chahut et de scandales". Les rumeurs qui l'ont entouré sont significatives de l'atmosphère. Le quotidien Le Provençal du 1er août ne rapporte-t-il pas que, par suite des protestations de certains jeunes sur le prix d'entrée fixé à 55 francs, le général Clément aurait décidé de faire rentrer 500 hippies gratuitement ? En réalité, le festival se déroula sans incident. Plusieurs dizaines de volontaires de la Croix-Rouge assuraient l'encadrement sanitaire et la police était absente. Si Leonard Cohen lassa une partie du public par les déclarations dont il entrecoupa ses chansons, Johnny Winter, qui se produisit avec le jeune groupe norvégien Titanic, reçut un triomphe. Se produirent aussi des groupes qui connurent leur heure de gloire (Mungo Jerry, Colosseum, Chico Magnetic Band, Rare Bird, Pete Brown & Piblokto). L'expérience de ce festival de pop music à Aix-en-Provence ne se renouvela pas les années suivantes, mais il en subsiste, outre ces images d'archives, un film Guitare au Poing (Daniel Szuster), et le souvenir d'un événement exceptionnel.

Bibliographie :

Pierre Gay, Le temps d'un regard... Aix-en-Provence après la Libération, Aix-en-Provence, 1988.

Filmographie :

Guitare au Poing, Daniel Szuster, 1972.

 

Résumé :

Le Festival Pop Music vient de débuter sur le domaine de Saint Pons à Aix en Provence. Reportage avec l'organisateur du festival, le général Claude Clément, interviews de jeunes festivaliers, et images de l'ambiance du festival.

Durée :

5 min 20 sec

Date de diffusion :

03 août 1970

Type de document :

Video - Journal télévisé

Collection :

Rhône Alpes actualités

Diffuseur :

ORTF

Personnalités :

Claude Clément, Mungo Jerry

Lieux :

 

Interviews télévisées :

 

(Musique)

Michel Lancelot

Nous sommes samedi 1er août, il est 5 heures et quart maintenant et malgré l'interdiction, et bien ce festival pop d'Aix-en-Provence va avoir lieu, d'ores et déjà je lui souhaite la bienvenue.

(Musique)

Journaliste

Après le défilé hindou du Rada Krishna Temple, après Michel Lancelot, l'animateur du festival, le premier groupe, français. Il y en aura beaucoup d'autres, parmi les plus célèbres, les Wallace Collection, le Rare Bird, Mungo Jerry, Jimmy Winter, et le canadien Léonard Cohen. Il a coûté à lui seul une fortune, plus de 30 millions d'anciens francs. Pour certains c'est un scandale et peut-être l'explication du déficit du festival.

(Musique)

Claude Clément

Alors, ce festival, mon général, il a bien commencé, et il est en plein cours.

Journaliste

Et vous êtes un peu fatigué, non ?

Claude Clément

Oh ben, on est un peu fatigué mais enfin... je ne crains pas la fatigue.

Journaliste

Vous ne craignez pas la fatigue ?

Claude Clément

Mais il est en plein cours, vous en avez vu le programme artistique, qui est un des plus beaux qu'on ait réalisé au monde. Je ne crains pas la comparaison ni avec Wight ni avec Woodstock, j'ai des formations qui sont absolument égales sinon supérieures, et j'ai un public extrêmement nombreux et enthousiaste.

Journaliste

Est-ce que l'ambiance est la même que dans ces festivals de pop music aux Etats-Unis ou en Angleterre ?

Claude Clément

Oui il y a, l'ambiance est exactement la même parce que ceux qui aiment la pop music, et qui sont venus pour la pop music ont le même esprit que ceux qui sont, qui se réunissent à Woodstock ou à Wight.

Journaliste

Il y a quelque chose qui vous plaît pas ici ?

Inconnue 1

Oui il y a quelque chose qui me plaît pas effectivement parce que la plupart du, monsieur, je sais pas comment là, le général je sais pas comment, a voulu à tout prix montrer que, il était très gentil avec tout le monde, qu'il a fait ça pour le plaisir de la musique, alors en fait c'est pour le fric qu'il fait, qu'il fait ça ; or ça on l'admet pas, nous.

Claude Clément

Malheureusement, nous sommes dans un pays latin, et dans les pays latins, on aime un peu les discussions, alors vous avez vu je m'y prête.

Journaliste

Alors il y a des discussions.

Claude Clément

Oh des petites discussions avec des jeunes gens, ils ont des idées, sur un certain nombre de choses.

Journaliste

Mon général,

Claude Clément

C'est tout à fait normal que je leur réponde.

Inconnue 1

On peut discuter et savoir quelle est la finalité de, la finalité de ce genre de choses.

Journaliste

Et pour vous quelle est-elle ?

Inconnue 1

Je pense que, c'est arriver à faire participer le plus grand nombre de gens, à la pop music.

Journaliste

Et vous trouvez que il n'y a pas assez de monde qui participe ?

Inconnue 1

Avec 55 francs dans, comme entrée, je suis d'accord qu'il y a beaucoup de gens qui sont rentrés gratuitement, quand une entrée est à 55 francs, je pense qu'il y a beaucoup de gens qui peuvent pas se payer ça.

(Musique)

Journaliste

C'est une opinion. Pendant près de 3 jours pourtant, beaucoup de jeunes gens et de jeunes filles ont campé, dormi à la belle étoile, joué de la musique pour le plaisir, pour l'amitié, cela n'est pas exagéré de le dire. Encore une fois le domaine de Saint-Pons n'est pas Woodstock, il y a eu un peu d'agitation, on a parlé... Pourquoi êtes-vous venu en France, au festival de pop music ?

Inconnue 2

Parce que on aime la pop music.

Journaliste

Vous allez dans tous les festivals de pop music ?

Inconnue 2

En Angleterre, en Angleterre

Journaliste

En Angleterre ?

Inconnue 2

C'est très différent ici.

Journaliste

Qu'est-ce que vous pensez de celui-ci ?

Inconnue 2

C'est triste.

(Musique)

Journaliste

Oui, c'est vrai, il y a eu un peu d'agitation, on a parlé un peu de politique, on a jeté de la boue sur notre cameraman, vous l'avez vu tout à l'heure, mais dans ce genre de réunion, il y a toujours une frange marginale de dissidents. Cela dit, il y en a beaucoup plus qui aiment la musique.

(Musique)

Journaliste

Le triomphateur du festival, c'est lui : Mungo Jerry, en tête des hit parade actuellement, il a vraiment soulevé la foule à Saint-Pons.

(Musique)

Journaliste

Dernier groupe, pour nous, le Colosseum. Ils sont anglais, leur nom est le symbole de l'entreprise que représente un festival de pop music... colossale.

(Musique)

 

01 octobre 2011

Concert OCT 28 sept 2011

Concert "à la criée" de l'orchestre de chambre de Toulouse, mardi 28 sept 2011 au Phare à Tournefeuille.

Depuis quelques années déjà, la saison de l'O.C.T. s'ouvre sur un "concert à la criée", concept d'origine allemande dit-on. Le principe en est le choix du programme selon l'intensité des vociférations du public à l'annonce des oeuvres. La chose est assez ludique et le public se prend au jeu dans un vacarme des plus joyeux.

En voici le programme, pardon, le menu !

Les oeuvres choisies par le public sont cochées, la surprise du chef fut le vol du bourdon de Khatchaturian, suivi du final de la simple symphony de Britten.

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Une excellente soirée musicale avec un orchestre parvenu à un niveau remarquable (malgré un second violon remplacé ce soir là - mordu à la main par son chien, sale bête).

Pourtant, on demeure un peu sur sa faim (c'est le cas...), n'ayant pas le même appétit pour tous les plats présentés - surtout pour ceux que l'on n'a pas demandés. En outre, le concert étant entrecoupé (trop) par la criée (c'est le principe), la musique n'y gagne pas vraiment, la concentration ne se faisant pas aussi bien qu'à l'ordinaire...

Une soirée différente, une sorte de jeu musical, déjà pratiqué outre-Rhin, et qui trouve chez nous un écho favorable, belle façon d'ouvrir la saison en définitive, les plats de résistance sont à venir, au cours d'un programme de 10 concerts - prochain le 18 octobre au Phare, pour ne citer que ce lieu !

Le prix modéré (10 € plein tarif) de ces concerts, outre le fait qu'il représente une aubaine pour les Toulousains, a fait progresser notablement le public de l'O.C.T. qui vient de dépasser les 1500 abonnés, nombre jamais atteint ! Remercions la municipalité pour un investissement culturel qui semble porter ses fruits.

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